La
rencontre
1998
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Magalie habite toujours à Edmundston et sa condition physique ne s’est toujours pas améliorée. Elle décide d’aller voir Julie à Québec. Elle arrive au moment ou Marc se sépare de Julie. Magalie fait la rencontre de Wayne et un mois plus tard, elle devient sa blonde. |
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Un an s’est écoulé. Julie est maintenant âgée de 24 ans et elle demeure avec Marc à Québec. Par un beau lundi matin elle lui dit: - Marc je travaille de 13 à 17 heures aujourd’hui. S.v.p. n’oublie pas que Magalie arrive chez nous entre 15 et 16 heures. Il répond : - Non, j’oublierai pas, Julie. Finalement,
Magalie arrive. Marc lui dit : - Salut Magalie, je dois
aller aider un ami à déménager et je ne reviendrai pas pour souper.
Julie finit de travailler vers 17 hrs, bye. Une fois seule, Magalie
ferme la porte d’entrée à clé et va déposer ses bagages dans la
chambre voisine de celle à Julie.
En passant devant la chambre de son amie, Magalie voit un objet
briller sur le lit, elle s’approche et remarque que c’est une clé
avec un mot de Marc. Elle lit : - Julie, je te redonne la clé
de l’appartement. Si quelqu’un appelle pour moi, j’habite chez
Pierre. Voici son numéro de téléphone. Elle se dit en elle-même : - Pauvre Julie! Elle a de la
chance que je sois arrivée aujourd’hui!
- Les enfants, il nous reste
encore une demi-heure, allons attendre dehors. Le règlement stipule
que si les enfants sortent dehors, il faut au moins deux adultes pour
les surveiller. Son collègue de travail, Wayne White qui est amputé
de l’avant-bras gauche s’était allongé sur le lit. Il lui répond: - Attends-moi, j’arrive. Il
se rend dehors avec Julie et les enfants.
Julie marche près d’un banc d'où elle peut voir les enfants
jouer, soudain elle tombe par terre. Wayne la voit tomber, il court
pour l’aider à se relever et lui demande: - Julie, qu'est ce qui se
passe? Encore par terre, Julie répond: - Mes
jambes sont devenues molles comme du jello. Wayne aides-moi à
m’asseoir sur le banc. Une fois les enfants partis Wayne se tourne
vers Julie et avec un air taquin il lui dit : - Ma voiture est tout près,
veux-tu que je te reconduise chez toi? Elle essaie de se lever et en
souriant, elle s’exclame : - Oh oui, merci! Il la prend
dans ses bras en disant : - Défense de bouger, c’est
moi qui te promène pour le moment. La paralysée demande : - Wayne, est-ce que je suis
trop lourde pour ton bras amputé, je sais que tu ne dois pas mettre
trop de pression dessus? Wayne répond : - Non, ce bras est situé
sous tes jambes. Il la dépose sur le siège arrière du côté du
chauffeur en disant que cet endroit est plus facile pour lui.
À
l’appartement, Magalie est assise sur une chaise à l’extérieur
et lit un livre. Lorsque Julie la voit elle
lui crie : - Magalie, veux-tu aller
chercher ma chaise roulante? J’ai les jambes faibles. Puis en
s'adressant à Wayne,
elle continue : - Viens deux minutes, que je
te présente Magalie. Il sort de la voiture et Magalie lui donne la
chaise roulante. Alors il installe Julie dedans. Une fois la voiture
partie, Julie se tourne vers son amie et lui dit : - Wayne fait des rêves prémonitoires
environ une semaine avant que les évènements réels se produisent.
En fin de semaine, il a rêvé que son cousin d’Edmundston se
noyait. Il veut aller le voir. C’est pourquoi je lui ai souhaité
bon voyage. Magalie, as-tu reçu ton fauteuil roulant?
Elle répond : - Oui, il est dans la maison. - Comment va ta sclérose en
plaques? Elle répond : - Ça va beaucoup mieux, mon
psychiatre veut me voir seulement dans six mois. Quand Magalie lui montre la
clé accompagnée de la note, Julie éclate en sanglots. Le
dimanche soir suivant, la mère de Magalie appelle d’Edmundston et
lui annonce que son voisin d’en face s’est noyé. Lorsqu’elle
raccroche, Magalie explique : - Mon voisin, Samuel que
j’aime beaucoup, s’est noyé. Demain je partirai vers 8 heures,
avec la même personne qui m’a conduite ici, afin de
pouvoir assister à ses funérailles.
L’après-midi
suivant, Magalie se rend à l’église. Elle voit Wayne près de
l’orgue puis l'entend chanter. A la sortie, elle le félicite et lui
dit : - Julie m'a dit que tu
habites avec ta soeur à cinq maisons de chez moi. Est-ce que je peux
t’accompagner? Sinon, je marcherai toute seule. Wayne ramasse ses
partitions et lui répond : - Vu qu’on se rend à la même
place, marchons ensemble. Ils marchent jusque chez lui. Alors, Wayne
salue Magalie qui le salue à son tour puis elle l’embrasse.
Après
deux semaines de fréquentation,
Wayne regarde son amie puis ses bras et lui dit : - Magalie, je vais aller à
Québec une ou deux semaines pour réfléchir au fait d’avoir une
blonde qui ne s’occupe aucunement de mon amputation.
Julie lui dit: - Hier, ma mère m’a appelée
et elle demande que j’aille la voir ce soir. Veux-tu partir
aujourd’hui et dormir chez ta sœur? Je sais que tu veux aller voir
Magalie. Avec un air taquin Wayne répond: - Prépares-toi, je pars dans
une heure et si tu n’es pas prête tant pis pour toi. Le
lendemain matin, Wayne arrive chez Magalie avec une fleur à la main.
Il croise alors la mère de son amie et lui demande : - Est-ce que Magalie dort
encore? Elle lui répond : - Non, elle s’habille. Je vois que tu veux lui donner une fleur. Va l’attendre à
l’intérieur, je pars travailler. Il entre, cache la fleur derrière
son dos et l’attend dans la cuisine. Toutes les pièces de la maison
se rejoignent ici.
Magalie arrive… Elle lui saute au cou en disant : - Je suis très contente de
te revoir. Est-ce que je peux savoir les conclusions de ta réflexion? Alors Wayne lui présente sa
fleur et lui demande : - Magalie, veux-tu devenir ma
blonde? Elle s’exclame : - Oui, quelle belle façon de commencer une journée! Je t’aime Wayne et elle l’embrasse.
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